Flash broderies au Festival Cabourg Mon Amour


Trois jours au Festival Cabourg Mon Amour

Quand j'entends festival, je suis plutôt du genre à penser :
musique, soleil, air, cocktails, danse et ce qui se passe à Vegas reste à Vegas.

Lorsqu'on me dit Cabourg, je ne suis qu'amour.

La ville de mon enfance, de mes souvenirs, de mes huîtres préférées, celle qui évite le cliché Deauvillais tout en étant une belle normande, la plage qui s'étend sur plusieurs kilomètres et qui est aussi belle de jour comme de nuit.

 

Prenez un festival, implantez le à Cabourg, ajoutez-y La French Pique et c'est comme ça que je me suis retrouvée derrière mon stand de broderie, les pieds dans le sable avec vue (Vendredi) sur Mer

Et ça, c'était le Graal.

Travailler sur un festival : c'est épuisant.

Les festivaliers ont toujours l'air d'avoir le moment de leur vie, un verre à la main, le sourire aux lèvres, les bras en l'air, tapant du pied au rythme de la musique, sur-sapés, pailletés et exaltés.
Je m'imaginais déjà mon sac d'hydratation à rosé sur les épaules, paille dans la bouche, lunettes de soleil, maillot de bain et pieds nus à regarder les concerts en dansant tout en brodant.

Mon rêve ne restera qu'un rêve.

Bref, ces trois jours sur le festival Cabourg mon Amour ne furent pas plage, musique et volupté.


Mais plutôt broderie, broderie, c'est pas un peu fini ?

Je proposais des casquettes et chapeaux à broder avec le mot ou le dessin choisit par le festivalier. Il avait la possibilité aussi, de faire broder directement sur son vêtement le mot de son choix.
L'idée était plutôt originale et rigolote et je crois que ça a plutôt plu.

La roulette de Mamie au bout du bras remplie à ras bord de couvre-chefs et de bobines, les chaises longues de mon enfance sous l'épaule nous étions partis pour 3 jours de folies.

C'est toujours rigolo de débarquer sur un festival sans festivalier, où les balances sont en train de se faire, où les artistes se font interviewer là où le soleil réfléchi le moins, voir le no man's land des bars et des toilettes, la jolie décoration de mer qui prend tout son sens, la piscine de coussins, les fauteuils en bois, le dernier débrief des bénévoles avant l'ouverture des portes.
Voir de l'autre côté de la barrière les Cabourgeais pour 72h sur la plage, pieds dans l'eau, brûlant sous le soleil traitre de la normandie.

Et nous, dans ce joli charivari, à ajuster notre nappe faite maison, à disposer notre casquetterie, à aménager nos accessoires pour que tout soit le plus joli possible.

Les portes s'ouvrent enfin, j'ai l'impression d'avoir attendu ce top départ depuis tant de temps. Le monde arrive et c'est le début d'un marathon de broderie.

Et ça, c'est plutôt fou.

On vient nous voir pour nous demander le principe, comment ça se passe, demander des conseils, exprimer ses envies, proposer des idées, discuter trois minutes ou même pour nous faire une petite blague.
Entre deux commandes, j'ai à peine le temps de boire un verre ou d'admirer le paysage, mes oreilles ont pourtant été séduites par les blagues et l'énergie débordante de Caballero & Jean Jass qui m'ont transportés sur une autre planète.

J'ai aussi eu le droit à de délicieux bulots mayonnaisés dénichés entre deux cahutes de ma troisième et indispensable main, Clément. Entre deux cocktails génialement dosés et délicats de Fever-Tree Cocktail bar.

C'était le bonheur. 

J'ai vécu la journée du vendredi à l'aveugle.

Pourtant, j'avais écouté, ré-écouté et adoré les artistes du jour.
Muddy Monk, Lewis OfMan et L'Impératrice (que nous avions évité à Solidays pour avoir plus de plaisir à Cabourg !). Quelle frustration.

Le vendredi tout était pourtant permis.

A 23h nous avons pliés le stand afin de souffler un peu et de profiter de la scène de la plage sur un dj set assez fou de Mal Grab, avec une scénographie à en faire jalouser les clubs parisiens.

Les pieds dans l'eau c'est toujours plus beau.

Avec une force de l'espace nous rejoignons la petite maison avec notre barda sous le bras, 2km de marche ça use-ça use, pour tout jeter dans le salon, sortir le chien, prendre un verre, mettre un jean, repartir à l'after, croiser des copains sur le chemin et arriver, enfin !

Easy baby tu me diras.

C'était cool.
On y a retrouvé notre copine, Anne de la Maison Sassy et des rigolos de la plage, quelques heures à ne penser à rien, juste à s'amuser avec une bonne bande de pote.
Une fois là bas, pas de taxi, de cab ou de Uber pour nous ramener dans notre lit, force et courage et beaucoup d'alcool pour faire passer tout ça, ou le désespoir.

Le samedi, la journée s'annonçait dingue.

Le match de l'équipe de France à 16h, les drapeaux enfoncés dans le sable, le minibabyfoot sorti, le bleu blanc rouge sur les joues, fébrile mais confiant pour suivre le match, à entendre les cris endiablés des supporters Cabourgeais à chaque buts de la France !

Après la victoire des bleus, la journée fut radieuse, le sable fin et chaud, le soleil brûlant nos épaules. Un line up dingo avec les yeux en cœur pour ma douce Alice et Moi, un Pépite idéal sur la dune et un closing d'Angèle sur la Grande Scène qui a mis Cabourg en trans.

Je n'ai rien vu et presque rien entendu de tout cela.

Pas d'after, tisane et chocolat.

On repart pour un dernier jour de festival, les cernes aux yeux, les doigts en feu avec une programmation à faire pleurer un Solidays.
Juliette Armanet, Clara Luciani, la découverte Cabourgeaise Aloïse Sauvage, son style Lacoste des années 90 rayé vert et blanc, j'étais fan, mais de loin.

Le dimanche fut plutôt calme, les festivaliers ayant sûrement beaucoup dépensé et se trouvant dans un état léthargique absolu à se redonner du courage en buvant du Cidre Sassy et en mangeant les bons produits du très célèbre Fils du Pôvre de l'Avenue de la mer. Juliette Armanet a réveillé tout ça.

Bulots, repos, et pas de plouf dans l'eau.

Alors voilà, pendant 72h la musique a raisonnée sur la plage de Cabourg, les artistes se sont enchaînées, les prestations se sont déroulées, les verres, les cocktails, les sourires et parfois même les langues se sont liées et c'était génial.

En 72h j'ai brodé des idées dingo, un œil et son coeur jaune, des Mon Amour en veux-tu en voilà, des déclarations, des dates importantes, des petits mots, des zizis, des cœurs en néon et des papy103. C'était l'amour fou.

Alors MERCI, oui MERCI.

C'était génial, frustrant, fatiguant, éreintant mais tellement kiffant.

Merci à Romain pour son accueil, sa bienveillance, son calme et son organisation.
Merci à Clément de sa présence et de son amour.
Merci à Gent de ne pas avoir mangé toute les télécommandes de mamie.

Merci à vous tous d'être passé me voir.

Cabourg, tu es mon plus bel amour.

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